Catherine

Géopolitique et prospective, 2019 à distance Professeure agrégée d’histoire-géographie en section binationale Bachibac (Bachillerato-Baccalauréat), et en charge d’interrogations auprès d’étudiants en 2e année de classe préparatoire HEC sur des questions d’Histoire-géographie- géopolitique

Géopolitique et prospective, 2019

Dans le cadre des journées des « Géopolitiques de Nantes » organisées par l’IRIS à Nantes, j’ai découvert la formation à distance : « Analyste en stratégie internationale, parcours Géopolitique et prospective ». Je m’intéresse personnellement et en tant que professeure aux questions de relations internationales.  J’ai dans mon parcours d’étude mené des recherches sur la question de la construction européenne et au long de ma formation en continu, j’ai pu régulièrement élargir mes connaissances sur ce thème. Cependant, alors que les programmes de lycée abordent en histoire des thématiques très contemporaines, je souhaitais approfondir mes connaissances auprès de spécialistes. Ma motivation la plus récente a été l’inscription dans l’enseignement de spécialité en histoire-géographie au lycée, de la géopolitique.

L’organisation de ma préparation s’est axée sur une première lecture des cours envoyés à partir de novembre (lecture renouvelée dans l’année) et la réflexion sur le sujet du mémoire. Enseignant en section Bachibac, j’ai privilégié une question portant sur le monde latino-américain. Entre janvier et fin août le rythme de travail a été continuellement dense voire très dense. Outre la rédaction de cinq notes techniques portant sur des sujets que j’ai voulu varier, ayant en tête de couvrir un spectre de connaissances le plus large possible, dans le même temps il a fallu mener de front un travail en groupe de prospective à distance, produire une revue de littérature pour le mémoire puis le mémoire lui-même, participer à la semaine d’épreuves écrites et orales en juillet.

Cette formation m’a demandé de relever plusieurs défis : – tenir sur la durée, -se tenir informer en permanence de l’actualité internationale, -aborder des techniques de réflexion inconnues : la rédaction d’une note technique incluant des scénarios dont la rédaction d’une « fiche-pays », la technique de la prospective en général, la simulation d’un débat en tant qu’état-membre du conseil de sécurité –bel exercice de simulation qui reste un moment fort-.  Si l’enseignement me fournissait des connaissances de fond, me manquaient ces outils ainsi que la connaissance du monde de l’entreprise, la connaissance de grands enjeux autour des questions de défense. Le contact avec d’autres étudiants travaillant dans le civil ou l’armée, au Moyen-Orient, en Russie, sur le continent africain mais aussi en Europe a mis en évidence les obstacles à dépasser liés à une absence de connaissances du terrain que j’ai dû compenser autrement.

Actuellement, je suis en réflexion sur une évolution de mon activité qui pourra se tourner davantage vers le supérieur et vers un travail de recherche. Je regarde aussi des propositions émanant de la fonction publique hors éducation nationale.

À l’issue de cette année de formation qui s’est avérée très riche en termes d’acquisition de connaissances, de nouvelles méthodes, mais aussi de rencontres, -j’ai obtenu un entretien avec François Hollande pour mon mémoire-je constate que j’en ai très vite tiré grand profit face à des étudiants, mais aussi des élèves de terminale,  exigeants en terme de compréhension du monde contemporain. Par ailleurs je m’aperçois qu’ayant évoqué avec eux cette formation, certains se disent intéressés pour poursuivre dans quelques années dans le domaine de relations internationales !